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  • François

UNE SI GRANDE DÉCEPTION 💔 - « Ça raconte Sarah », Pauline Delabroy-Allard, 2018.

Ça promettait d'être bien, de me plaire, j'étais conquis. Le seul livre commandé au Père-Noël en 2018, une de mes plus grandes déceptions. Loin d'être un livre qui rend nostalgique n'importe qui, c'est un livre qui m'a mis en colère.


L’amour avec une femme : une tempête. Elle ouvre les yeux, dans la nuit et meurt de chaud. Elle ne veut pas se lever, de peur de la réveiller. Elles avaient fait l’amour, elles avaient beaucoup parlé. Elle la contemple. Son corps nu, son crâne cireux, son profil de morte.

Sarah est d’une beauté inédite avec des yeux d’une couleur inouïe. Elles se sont rapprochées au printemps, les magnolias sont en fleurs dans les parcs publics parisiens. Et pourtant, elles s’étaient rencontrées à une soirée de nouvel an, une histoire de vin rouge qui tache.

Elle est violoniste, elle fume des cigarettes. Elle est fort maquillée, elle parle fort et rit beaucoup. Elle aime les jeux de société et marcher en montagne. Elle a un amour particulier pour l’Italie. Elle adore la charcuterie. Elle met du mascara tous les jours. Elle est vivante.

Elle recrache la fumée vers le ciel, elle croit en être amoureuse. Soufre, la foudre, le feu du ciel. De symbole S. Sarah. S’ensuit un véritable séisme, une catastrophe. Personne n’en sortira indemne. Moi non plus. C'est ce que je pensais jusqu'à ce que la deuxième partie du livre débute.

Je crois que j'attendais beaucoup de ce livre qui n'a pas réussi à me convaincre. La première partie du livre est fabuleuse. Il y a une espèce d'oppression qui me fait du bien, qui me fait découvrir ce bel amour, cette magnifique Sarah à travers un rythme effréné. Une écriture musicale, une très belle écriture, qui elle, est à souligner pour tout le récit.

La deuxième partie essouffle le propos, est parfois inutile, j'en viens même à m'ennuyer parfois, je suis déçu. Je me demande si c'est toujours le même livre que je suis en train de lire. Je l'ai lu jusqu'au bout, rempli d'une grande frustration. Quel dommage.

D’ailleurs, j’aimerais vos avis si vous l’avez lu.