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  • François

UNE COUPE, J'AI SOIF 🥂- « Soif », Amélie Nothomb, 2019.

Ma chère Amélie,

En partant de la présentation de la rentrée littéraires des éditions Albin Michel, je vous ai dit que j'allais me plonger dans le roman de votre vie. Cela vous a fait un effet considérable, c'est ce que vous m'avez révélé. Le roman de votre vie, c'est de cette manière que vous l'avez défini. Parce que votre premier souvenir de Jésus date de vos deux ans et demi. Parce que pour vous, Jésus est vôtre héros. Le héros parfait.


Je suis rentré dans ma chambre d'hôtel, ni une, ni deux, j'ai plongé dans un bain bien chaud, rempli de bulles de savon (à défaut de champagne) en votre compagnie. Je vous avais prévenu. Les pages défilèrent.

Parler de l'acte de la crucifixion, c'est ce que vous faites à la première personne du singulier dans ce nouveau roman, décapant, osé, parce que oui, il fallait le faire. Il n'y avait sans doute que vous pour accomplir et écrire quelque chose comme « Soif ». Et puis, un manque de vous, comment ça s'appelle ?

Alors vous m'avez dit, ou plutôt vous m'avez confié qu'il était court, comme souvent, mais que son écriture avait été intense, forte, que l'acte de crucifixion était dur. Je veux bien vous croire, car c'était flamboyant. J'ai l'impression d'avoir retrouvé l'Amélie de ses débuts d'écrivaine avec des envolées littéraires prodigieuses comme vous savez pourtant si bien l'écrire. Vous êtes pour la littérature ce que les blancs d’œufs sont pour réaliser une meringue : l'indispensable.

Bravo, et merci, une fois de plus. 2019 sera un bon cru, c'est tout ce que je vous souhaite avec ce nouveau roman.

« Aimer, cela commence toujours par boire avec quelqu'un. » - Je vous aime encore plus fort, santé !