Rechercher
  • François

LE LIVREUR DE MOTS SANS MOTS - « Rien n'est noir », Claire Berest, 2019.

De la couleur dans ma vie. Pour un instant. De l’amour. De la peinture. De l’art. Du tragique. Des pinceaux. De la poésie. Du drame. Des larmes. Une barre de fer. Du jaune. Des tenues. De la passion. Un homme. Une femme. Des sourcils. Des coups de couteau. Des toiles. Du rouge. Encore de la passion.


Personne n'impressionne Frida. Elle était avec Alejandro dans un bus. Elle avait perdue son ombrelle et en est descendue. Juste ça pour un drame terrible. Une barre là transpercera. Je suffoque. Je n’y crois pas.

Des mois alitée. Alejandro reste absent. Sa sœur viendra la voir. Trois mois après son accident, elle se remet à marcher. Elle se rêvait médecin. Elle se rêvait valide. Elle avait été démolie. Elle aime les femmes. Les blondes. Et déteste la musique classique.

Un an plus tard, son corps fait une rechute. À nouveau clouée au lit. Le noir dans les yeux, le calme plat, plus un mouvement. Énervée, en rage. Incompréhension. Alejandro l’abandonne encore.

Elle voulait aller au bout du monde, voyager le plus possible. Mais non, tant pis.

Un jour, elle aurait un enfant avec Diego Riviera, el gran pintor. le peintre du Mexique, qui aimait finir ses journée par une goutte de drame, un peu de tension, une atmosphère. Ils se marieront.

Découvrir Frida Khalo. Je connaissais certains tableaux, je connaissais ces sourcils, ses bijoux, ses couleurs. Je me rends compte que je ne connaissais juste rien. C'est bouleversant, c'est poignant, c'est prenant, c'est tout. Merci Claire Berest.

« Peindre est une facette d’elle-même parmi d’autres, un trait de sa personnalité comme de jurer constamment, de collectionner les poupées ou de se méfier des gens qui se prennent au sérieux. La peinture c’est un lieu sur la mappemonde de son caractère. »