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  • François

LE LECTEUR DU MOIS - FÉVRIER 2020.

Hello ! Tout va bien ? Qui dit 5 du mois, dit nouveau lecteur à l’honneur par ici. Ce mois-ci, c’est une lectrice du nom d’Alexandra du compte @lectures.avec.un.s qui nous parle du premier roman de Lilia Hassaine, L’œil du paon, un livre qu’elle qualifie de diamant brut. Rencontre. Quel genre de lectrice es-tu ? Capricieuse et gourmande. Lorsqu’un livre me fait de l’œil, je sais que je ne résisterai pas longtemps. Si je me convaincs que je dois absolument le lire, il faut que je l’aie rapidement et il deviendra ma prochaine lecture, sans concession.


Pourquoi as-tu choisi de nous parler de ce livre ? J’ai l’impression qu’il n’a pas encore rencontré son public, comme s’il était passé avec discrétion et élégance sans avoir osé brillé sous le feu des projecteurs. Alors qu’il a largement de quoi briller ! Il questionne la fatalité, l’orgueil, notre société. Extrait : « Héra se réveilla en nage au milieu de la nuit. Elle avait fait un cauchemar. Son ami Titus était couché sur un parterre de fleurs sauvages, hellébores jaunes étoilés, le cœur transpercé par une flèche. Rien ne bougeait, comme si la nature elle-même s’était endormie, les insectes, et les nuages, figés. Adonis retirait la flèche, et le paon reprenait vie quelques instants, avant qu’une autre flèche ne l’atteigne. La scène se reproduisait à l’infini. » Tu recommandes ce livre pour les gens qui... sont curieux. Pour ceux qui aiment tirer des fils et tisser des liens entre les textes. Si vous avez la curiosité de lire un roman qui détone par sa forme et résonne en vous par le tableau qu’il brosse de notre temps, si vous avez une âme de Sphinx et que les énigmes vous plaisent, ce livre a tout intérêt à passer entre vos mains !

Si je devais être un mot, ce serait... quintessence. Si je pouvais rencontrer un auteur, ce serait... Rimbaud. J’aurais dix-sept ans et je lui demanderais de me raconter les mots tels qu’il les voit, en musique et en couleur. Si je devais relire un seul livre, ce serait... Un classique : L’Homme qui rit de Victor Hugo, un contemporain : Appelle-moi par ton nom, d’André Aciman. L’un et l’autre, à mon sens et à différente échelle, disent tout de l’humanité, ils sont à la fois cruels et sublimes. (On notera ici une petite illustration du fait que je ne sais pas choisir, tu dis "un seul", je dis "deux"...)