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  • François

LA CRÉATION DE LIVRAISONDEMOTS

Bonjour à tous. C'est une question récurrente que l'on aime me poser. Bien souvent, les nouvelles personnes que je rencontre, les gens qui me suivent et les journalistes qui m'interrogent me demandent pour quelles raisons j'ai créé ce compte bookstagram, quels étaient mes objectifs de départ et mes envies. Je réponds à cette grande question dans cet article exclusif.

C'est une étape que j'adore expliquer car aujourd'hui, je me rends bien compte petit à petit que ce projet a véritablement changé ma vie. Tant d'un point de vue professionnel que personnel. Tout commence en fin 2016. Et oui... Vous allez me demander pourquoi il y a deux ans alors que le compte a été créé en mars, deux ans plus tard. Lorsque j'étais en dernière année de mon baccalauréat en communication, venait la redoutable épreuve du travail de fin d'études. À cet instant, j'ignorais encore que j'allais vraiment m'éclater à le réaliser. Il faut savoir qu'à cette période, je regardais énormément de booktubeurs [youtubeurs qui parlent de livres] et j'y prenais beaucoup de plaisir. Un phénomène en vogue, trop peu méconnu, que j'ai bien eu envie de mettre à l'honneur et d'analyser dans un travail qui allait faire plus de cent-vingt pages. Et ouai'p ! Début 2017, je présente mon sujet au jury de l'école afin de le faire valider avec le titre suivant : Booktubeurs, les nouveaux prescripteurs de la littérature: décryptage et analyse. Sujet intéressant, branché, très novateur, c'est parti. Mon jury est emballé ! De mon côté, je regarde davantage de vidéos, j'essaye de me procurer des sources/références de qualité (quelle galère tellement il y en a peu) et surtout, je parle de ce travail et principalement du sujet à mes amis, mon entourage. Elles, en l’occurrence parce que mes amis les plus proches sont des filles, au lieu de regarder Bulledop, Nine Gorman ou Margaud Liseuse, regardaient Seb La Frite, Squeezie ou encore McFly et Carlito. Tout de suite, une réflexion s'est dégagée du reste : - Mais François, tu adores lire, tu aimes partager tes lectures, pourquoi tu ne fais pas ça, toi aussi ? - On est sûres que les gens adoreraient en plus. J'étais sceptique mais je prenais leur avis avec beaucoup d'intérêt. Elles l'ignoraient, mais dans ma tête, quelque chose se tramait déjà. Merci les filles encore une fois, si vous passez par là. Finalement, le travail n'est pas assez abouti pour moi, pas à mon image, je le reporte d'un an. Je continue d'analyser des vidéos, j'interviewe des youtubeurs littéraires, des personnes qui ont un métier dans le secteur du livre (libraires, bibliothécaires, professeurs de français...) afin d'avoir, leur perception de ce phénomène émergent. Je galère, j'écris, je recommence, je reprends espoir, j'y arrive petit à petit, le puzzle s'assemble. J'ignore le nombre de pages déchiquetées, le nombre de vidéos regardées, le nombre de cris et de sourires durant cette étape de ma scolarité.

Dans un coin de ma tête, ce que mes amies m'avaient dit, ça me trottait, ça me travaillait. Je me disais tout simplement que j'avais bien envie de moi aussi partager mes lectures, donner envie aux gens de lire, de découvrir ce plaisir de voyager loin en restant chez soi. Mais je ne me voyais pas du tout parler devant une caméra. Je savais que j'allais le faire mais je ne savais pas de quelle manière. Le 17 mars à 15:51, mon travail de fin d'études était terminé, prêt à être rendu. Dans la nuit, mon compte bookstagram était créé, avec l'aide d'une graphiste [extrêmement géniale] du nom d'Audrey qui a imaginé mon logo et ma signature mail. Au réveil, quelques messages m'attendaient du style : - Mais François, c'est quoi ce compte ? / Ca y est, tu te lances enfin ?

Pourquoi Livraisondemots ? Parce que je suis un amoureux des mots et que les livres font partie de mes raisons de (sur)vivre. Je vous révèle quelque chose : depuis le début, depuis fin 2016, je savais que j'allais clôturer mon travail avec quelque chose de concret, que j'allais faire quelque chose pour moi aussi partager ma plus grande passion à mon tour. Partager, c'était mon objectif premier et unique. C'est toujours le cas aujourd'hui. La suite, pour la plupart d'entre vous... Et bien, vous la connaissez !