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  • François

COUP DE CŒUR❣️- « Les choses humaines », Karine Tuil, 2019.

Un roman époustouflant qui vous prend aux tripes jusqu'à la dernière page. Si bien écrit, si bien ficelé, Karine Tuil maintient le suspens jusqu'au dernier mot. Véritable page turner, un bijou de la rentrée littéraire de 2019.



Bienvenue chez les Farel. Un ancien couple aux carrières professionnelles respectives au beau fixe. Claire est une essayiste féministe. Jean, 70 ans, est journaliste politique vedette de la télévision.


Un obsédé de la maîtrise. Tout ce qu’il voulait : rester avec sa femme, avoir une bonne santé, vivre longtemps. À son âge, son corps montrait quelques faiblesses mais il conservait un mental d’athlète et un esprit agile. Ayant une bonne nature, il s’entraînait tous les matins avec un coach.


Son travail, sa passion. La politique et le journalisme étaient le ressort de son existence. Il avait tout réussi sans diplômes et sans relations. C'était un travailleur acharné. Il aimait à tout prix être connu et reconnu. Se prêtait volontiers aux dédicaces et aux photos.


Ils ont un enfant, Alexandre, 21 ans, qui deviendra un étudiant prometteur à Stanford. C’est ce qui lui était promis. Il comprit très jeune que son père menait une double vie et ne dira rien. Élève brillant, il se rendra à des soirées organisées par ses amis. Mouvementées ces soirées, mais jusqu'à quel point ?


C’est bien pire qu’une avalanche. C’est plus que ça encore.


Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour sauver sa peau et sauver celle de sa famille ? C'est l'une des questions principales de ce roman grandiose. Laissez-vous emporter par ce récit.


« C'était le pire moment de leur vie, ils le savaient. Ils n'iraient pas plus bas, ils touchaient le fond ; après ça, ils ne pourraient que remonter à la surface, peut-être pas naviguer à vue, mais seulement se laisser porter par un mouvement cyclique de submersion-asphyxie-réanimation, pour finir par flotter comme des corps inertes : les grands noyés bleus. Ils découvraient la différence entre l'épreuve et le drame : la première était supportable ; le second se produisait dans un fracas intérieur sans résolution possible - un chagrin durable et définitif. »