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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Vivre, tout simplement », Julie Léal, 2019.

Un papillon, symbole de beauté éphémère. Un livre qui vous donnera envie de pousser les portes, qui pourrait peut-être vous donner un bon coup de pied au cul et vous faire profiter davantage de la vie.


Il est le genre d'homme invisible, celui sur lequel personne ne se retourne. Antonin, 34 ans. Croque-mort. Ou plutôt, employé de pompes funèbres.

La journée avait été bonne. Trois clients. Plus belle que le temps. De la pluie en veux-tu en voilà. Il rentre chez lui, dans sa solitude, son havre de paix, pas très loin de la mer, sa grotte. Un petit logement niché sous les toits, tel un cocon. Des bibliothèques et des livres autour de lui. Une journée de plus où il n’attendait rien, et durant laquelle rien ne l’attend.

Ce jour-là pourtant, il ne savait pas à quel point sa vie allait changer et être complètement chamboulée. C’est ce qu’il voulait, que ça change.

Une femme du nom de Camille, toute joyeuse, et plutôt blagueuse, arrive dans son magasin sinistre. Quelque chose de rare. Très vite, elle lui dira qu’elle vient pour elle, qu'elle va mourir, cette beauté éphémère, que l'échéance approche. Au fil des entrevues, il devra préparer avec elle de À à Z le jour de son décès. Qu’elle veut... festif !

Entre préparatifs et confidences, une amitié va se créer entre ces deux personnages, assez caricaturaux mais pourtant attachants.

Un court roman (qui n'est pas feel good) qui lève le voile sur un métier trop peu mis à l’honneur en littérature à mon goût. Un plaisir de lecture que je vous recommande. « Parce que rien n’est immuable. Parce que tout peut basculer. Et ce qui compte dans la recherche du bonheur, c’est le chemin, pas la destination. La destination, on la connaît. »