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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Une fille et un flingue », Olivier Pourriol, 2016.

« Dans la vie, on a le droit de tout rater du moment qu’à la fin ça fait une bonne histoire. Il y a une manière de raconter ses échecs, si on s’y prend bien, qui peut les transformer en succès. Je ne vous parle pas de mentir mais bien de choisir ses mots. On appelle ça la dramaturgie. »

Action ! Olivier Purriol vous donne rendez-vous avec Dimitri Koulechov. Un gars comme tout le monde, qui a un rêve, les yeux gris, un frère au prénom d’Aliocha. C’est lui qui le filme, avec ses yeux bleus. C’est avec lui qu’il partage son rêve. Le cinéma. Créer leur propre film.

Ils suivaient les cours dans l'école de Luc Besson, la Cité du Cinéma. Mais quand on est deux personnes totalement inconnues, il est difficile d'avoir les moyens pour rémunérer des stars et toute une équipe. Mais les deux frangins sont bien déterminés.

Produire un vrai/faux braquage, c'est ça qu'ils veulent. Et pour endosser le rôle de la fille, pas de doute : Catherine Deneuve. Ils luis écriront une lettre, à laquelle elle conviendra d’un rendez-vous à l’étage du cinéma du Panthéon.

Entrez dans les coulisses du cinéma et de sa machinerie. Pourquoi miser sur un acteur star ? Parce qu’on ne veut jamais braver l’inconnu, c’est sans doute cela. Allez à la rencontre de Gérard Depardieu, Jean-Luc Godad, Steven Spielberg et même Marguerite Duras.

Montez les marches de l'incroyable Festival de Cannes et savourez ce livre, véritable oeuvre littéraire non-identifiée, qui mérite sans doute bien plus qu'un César.