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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Un bonheur sans pitié », Éric Genetet, 2019.

Tomber amoureuse d'un ancien ami lycée. Une descente aux enfers suffocante. Une envie d'hurler face à cet amour si toxique.


Torsten Dubois, le mec à l’Austin Mini bleue, est sur les réseaux sociaux. Il veut que ce soit elle qui l’ajoute. Un soir, Marina, la trentaine, le trouve parmi ses suggestions. Même si elle a un peu de mal à le reconnaître sur sa photo de profil, aucun doute, c’est lui. Quelque chose l’attire immédiatement.

Demande d’ajout acceptée. Il lui confie ses difficultés à trouver une compagne, sa lutte contre son ex. Lui dévoile voir son fils de huit ans qu’un week-end sur deux. Ils se racontent leurs quotidiens et il lui parle de son enfance maltraitée. Elle se souvient du temps des premières cigarettes, de l’innocence. Il l’incite à dîner. Elle a envie de dire non, elle dira oui.

Une relation fusionnelle et passionnelle s'installe. Une relation qui ne durera que très peu de temps. Six mois. Six mois, le temps qu'il faudra à Marina pour comprendre l'homme qu'est réellement Torsten, un manipulateur plus que pervers.

Un roman court, lourd, oppressant, décapant, agressif, à l'ambiance insoutenable qui se lit en un souffle. Plusieurs fois, on se demande jusqu'où ça va aller, de quoi il est capable. Un roman d'actualité, sur l'emprise des hommes sur les femmes que je recommande vivement.

« La violence psychologique se traduit par l'isolement, la jalousie pathologique, le harcèlement, le dénigrement, les humiliations, les actes d'intimidation, l'indifférence aux demandes affectives, les menaces, les rêves qui s'éteignent comme une étoile qui a cessé d'émettre de la lumière. »