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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Tous les hommes désirent naturellement savoir », Nina Bouraoui, 2018.

Premier Nina Bouraoui pour moi, quelle belle surprise. Savoir, devenir, se souvenir, être. C'est l'objet de ce roman émouvant, qui mêle les souvenirs et l'affirmation de soi. Un livre à coeur ouvert, sans chichis.

Nina a beaucoup de mal à trouver sa place depuis la découverte de son homosexualité entre Rennes et Alger. Moitié Algérienne, moitié française, l'auteure réalise qu'elle est attirée par la femme. C'est bien réel. Mais le plus difficile reste le fait de s'assumer.

À travers ces pages, elle retrace sa vie de son enfance à son adolescence, de ses années d'étudiante à ses sorties dans les bars. Dans des bars lesbiens, plus spécifiquement. Elle découvrira que ce milieu est rempli de violence, de mensonge et restera méfiante pendant un certain temps avant de se révéler complètement. La différence est la plus grande des richesses.

Je suis ému. Quel courage, quelle justesse. J'ai tellement aimé cette lecture que je suis resté sur ma faim. J'en voulais plus, encore et encore. J'étais absorbé, effaré (parfois). Nina est touchante, bouleversante, et j'espère qu'aujourd'hui tout va très bien pour elle.

J'ai reçu ce livre il y a un petit temps. Lorsque l'auteure est passée dans La Grande Librairie de François Busnel, je me suis empressé de lire ce livre, qui se lit très rapidement. Elle m'avait touché à la télévision, elle m'a touché à travers ses mots. Merci.

« Cela ne sert à rien de se travestir pour cacher notre vérité, celle qui définit ce que nous sommes. Cette différence, parfois difficile à supporter. Qui donne envie de tout casser. »