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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Pars, s'il le faut », Marie-Ange Guillaume, 2019.


Ce n'est jamais facile de tout quitter. Immersion dans une partie de la vie de l'auteure. 70 ans cette année. Elle qui n'a rien vu venir. Supporter d'être dans cette catégorie de gens moches, vieux et qui ont mal partout. Elle est née à Paris et a grandi à Orléans. À priori, elle mourra à Sète, destination pour laquelle elle a pris un aller-simple le 7 janvier 2014.


Elle n'a pas quitté Paris parce que ça puait comme beaucoup de gens le font. Elle devait quitter sa vie. Après avoir vécu 4 ans à Montmartre, après avoir voté Mitterand, après avoir tant aimé la Seine et regarder les bateaux mouches y passer, la voilà en bord de mer. Elle dira que c'est formidable.


Ce départ vers une autre ville marque le moment venu pour faire un point sur sa vie en jonglant entre la troisième personne du singulier pour évoquer le passé, la première pour le présent. Tout revient à la surface : ses désillusions, ses joies, ses déceptions, ses chances. Le tout de façon plutôt détaillée.


Un récit parfois drôle, tendre avec une belle manière d'associer les mots. Je me suis parfois reconnu (bien que je n'ai, c'est sûr, pas le même vécu) dans les déboires de l'auteure ayant quitté Liège pour la capitale belge. Une très belle découverte que je recommande, simplement.