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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Nous étions deux », José Frèches, 2018.

Le récit bouleversant de la perte d'un jumeau. Une invitation dans son monde avec « son pareil » pour les « sans-pareil » que nous sommes.



Cela fait maintenant quelque temps que je reste fasciné et surpris de voir ce qui peut lier des individus jumeaux. Cette complémentarité, ces émotions et ressentis partagés. Je reste toujours subjugué après avoir lu ce témoignage.

Dans cet ouvrage, loin d'être larmoyant, José-Vincent Frèches livre sa douleur, avec pudeur, suite à la mort de son frère jumeau, Jean-Benoît, parti à l'âge de 61 ans des suites d'un cancer du rein. Cette foutue maladie, ce mot qui fait peur.

Dès les premières pages, l'auteur retrace leur vie commune, si indissociable. Et pourtant. Il raconte leurs ressemblances, leurs dissonances, sans fioritures, sans en faire trop.

Muni de sa plume si élégante et juste qui façonne le style de l'auteur, José Frèches s'éloigne de son amour pour l'Asie qu'on lui connaît et nous livre un roman flirtant avec l’essai et l’autobiographie.

« On comprend la valeur de ce que l’on avait que lorsqu’on l’a perdu. C’est mieux ainsi. Saurions-nous profiter des cadeaux que nous fait la vie si nous étions perpétuellement hantés par la crainte de les perdre ? Après quoi il reste la nostalgie, ce legs que nous fait le bonheur une fois qu’il s’en est allé. »