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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Mourir la nuit », Anne-Cécile Huwart, 2019.

Quand une journaliste suit les traces de la police criminelle durant cinq années pour nous révéler un récit décapant. Bruxelles est belle.

Nous sommes au mois de février, ce matin-là devait être paisible. Trop beau pour être vrai. Deux corps mutilés sont retrouvés à Bruxelles. Sans vie. Celui d'un sans-abri, dans un parking. Celui d'un autre dans son appartement de la banlieue Sud. Une nouvelle enquête à résoudre pour la commissaire Natacha Barthel. Comment retrouver les coupables ? Qui sont-ils ? Quelle sera leur peine ? Quelle est l'identité du sans-abri ? Entrez dans le monde de la police criminelle. On serre la main d'Anne-Cécile et on la suit. On observe le travail des enquêteurs, on écoute les réponses aux questions, on aperçoit l'avancement du dossier. Dans ce récit, tout est vrai. « Gagner la confiance des enquêteurs fut la tâche la plus ardue de mon projet. Il a fallu du temps. En attendant l'affaire, je me rendais près de deux fois par semaine à la tour Botanique, à 8h30 précises, pour assister à la réunion quotidienne de la DR6, la "messe" dans le jargon. Je m'incruste le plus souvent possible dans cette réunion d'équipe. Je dois avouer que dans les premiers jours j'ai la boule au ventre chaque matin. »