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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Les Yeux Rouges », Myriam Leroy, 2019.

Cela pourrait vous arriver. À moi aussi, et ça arrive tous les jours. Stop.


Alerte talent belge. Rouge sanguin. Le prédateur se nomme David, il était enchanté. Il l'écoutait à la radio et appréciait ce qu'elle faisait. Il la trouvait charmante, jolie. Pourtant, il était en couple depuis longtemps, en ménage, papa d'un môme de 7 ans, employé administratif dans une entreprise pharmaceutique.

Sur les réseaux sociaux, c'est un vrai sérial-likeur avec elle. Elle est réservée, sans aucun doute pudique. Il lui a envoyé un premier message sur Facebook. Elle a attendu longtemps avant de lui répondre. Elle a la trentaine, est journaliste. Elle aime lire, il aime le sport. Il aime le whisky, elle ne buvait qu'à Noël.

Les messages qu'elle reçoit sont de plus en plus indiscrets. Devrait-elle l'enlever de ses amis ? Le bloquer ? De quoi a-t-elle peur ?

Un jour, elle décide de le supprimer et Denis lui envoie alors un SMS. Audacieux, vous dites. Lynchage sur Twitter, auprès de son compagnon y compris. Rien ne lui échappe.

Propos injurieux, likes de ses compatriotes, lynchage, humiliation, propos sexistes, Myriam Leroy évoque sans pudeur le harcèlement. Ce que vous ne savez peut-être pas... C'est qu'elle en a été victime il y a quelque temps. Un roman poignant, coup de poing, nécessaire, qui dénonce et qui rend compte des choses. 🤜🏻

« Les féministes d'hier se battaient pour plus de liberté, plus d'amour, plus de sexe. Celles d'aujourd'hui luttaient pour réhabiliter la pudibonderie. »