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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Les petits garçons », Théodore Bourdeau, 2019.

Un roman brillant sur l'amitié, qui traverse les bons et moins bons moments de l'évolution de deux individus que tout oppose, à quelques détails près. Moi aussi je né heureux et je suis probablement (parfois) toujours un petit garçon.

Ce premier roman parle du fait de grandir, de faire des choix, de prendre des décisions, de les assumer. D'entreprendre sa vie comme on le souhaite, en fonction de ses envies et de ce que le coeur dit.

On ne connait pas le prénom du narrateur. Serait-ce l'auteur lui-même ? Nous ne le saurons pas. Il est journaliste et lié d'amitié à un certain Grégoire depuis l'enfance. C'est un incident de guimauves qui les rapprochera.

Le narrateur a beaucoup de mal a trouver son chemin tout au long du récit, beaucoup de mal à trouver sa vocation et aimerait tant connaître l’amour. Pour Grégoire, c'est l’inverse : il tombera très vite amoureux d'une certaine Caroline, aime les tableaux, ne connait pas l'échec, intègre la prestigieuse École Nationale.

Tout au long du roman, lieux, faits, dates et noms seront gardés secrets. Parfois devinables, on reconnaît Paris, les attentats de NY en 2001 ou encore le groupe Nirvana.

Il y a parfois des romans pour lesquels je n'ai pas de raisons particulières d'avoir apprécié ma lecture. C'est le cas ici. Un roman que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir et que j’ai littéralement dévoré en quelques heures.

« Grégoire était mon ami. Aussi loin que je puisse me rappeler, dès l’école maternelle, Grégoire était là. Petit garçon rouquin, avec qui tout semblait facile. Jouer, faire des bêtises ou échanger des billes. Quand je voulais courir jusqu’à n’en plus pouvoir respirer, voler un bonbon, faire peur à un camarade de classe, Grégoire se portait toujours volontaire. Nous n’étions qu’énergie. »