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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Les loyautés », Delphine de Vigan, 2018.

Ma Delphine, mon auteur préféré. Jamais je ne loupe la sortie de ses romans depuis le brillant Rien ne s'oppose à la nuit que mon professeur de français m'avait recommandé.



Son écriture, de la dentelle. Ses histoires, elles me fascinent. Une fois encore, elle a réussi à me surprendre par ses envolées littéraires et sa créativité.


Dans ce roman, Hélène, enseignante, s'inquiète pour son élève Théo, douze ans, qui paraît toujours fatigué. Un jeune garçon qui vit en alternance chez ses parents qui se détestent. Un père dépressif. Une mère éloignée. Un garçon de douze ans, qui boit énormément d'alcool. Un jeune qu’on veut aider.


Plus jeune, Hélène a vécu une enfance difficile entre son père médiocre et sa mère qui se fichait d'elle. Elle se reconnaît en Théo et se soucie du peu d'attention que ses parents lui accordent à tel point qu’elle voudrait le prendre sous son aile.


Mathis, c'est l'ami de Théo. Un ami d’école. Le fils de Cécile, cette dernière qui n'approuve pas l'amitié entre les deux garçons au vu des problèmes qui arrivent de plus en plus. Une mauvaise fréquentation.


Théo veut tout vivre avec son ami Mathis quitte à repousser les limites à chaque fois. De la folie.


Un magnifique roman à quatre voix, où avis et paroles se confrontent. Plusieurs fois l'envie de baffer les parents comme les enfants.

Souvent la gorge qui se serre. Un livre qui étonne, sans tabou, loin de nous laisser de marbre. Delphine de Vigan décrit avec justesse la souffrance de ces enfants perdus entre les crises de leurs parents. Une fois de plus, merci Delphine.


« Théo parle peu, mais il n'est pas du genre à se laisser faire. On le craint. On le respecte. Il n'a jamais eu à se battre, ni même à menacer. A l'intérieur de lui, quelque chose gronde, qui dissuade l'attaque et le commentaire. »