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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Les liens », Domenico Starnone, 2019.

Une histoire de famille napolitaine où l'adultère est de mise. Très proche du coup de cœur, j'ai adoré ce roman tumultueux principalement écrit en 'tu'.


On pourrait croire que ce couple marié est au beau fixe, en apparence. On ne sait jamais ce qu'il se passe une fois les portes fermées.

Première partie. Des lettres, des émotions non contrôlées. Vanda, c'est elle. Mariée depuis douze années. En colère, franche, elle s'adresse à son mari sans passer par quatre chemins. Lui est tombé dans les bras d'une autre. Serait-elle le bourreau et lui la victime.

Deuxième partie. Aldo, c'est lui. Nous le retrouvons des années plus tard, quand il est revenu dans la famille. Il se souvient de cette période. La raconte, et son retour aussi.

Troisième partie, celle des enfants. Qui ont grandi. Ils se sont construits, sont épanouis. Entre les secrets, les choses enfouies, les doutes et les vérités.

Un roman très bien écrit sur les souvenirs, sur la mémoire, sur ces liens indéfectibles. Sur la famille, sur l'amour, sur l'être aimé et les choses de la vie. « Je redoute que tu réussisses à communiquer ton mépris pour moi aux enfants, à nos amis, à tout le monde. Tu veux m’isoler, m’exclure de tout. Et surtout tu veux empêcher toute tentative de bilan de notre histoire. Ça me rend folle. Contrairement à toi, j’ai besoin de savoir, il est urgent que tu m’expliques par a plus b pourquoi tu m’as quittée. Si tu me considères encore comme un être humain, et pas comme un animal qu’on chasse à coups de bâton, tu me dois une explication. Et une explication qui tienne debout. »