Rechercher
  • François

CHRONIQUE 📝 - « Les Étincelles », Julien Sandrel, 2020.

Julien Sandrel a sans aucun doute un talent fou pour nous raconter de belles histoires, nous faire passer de bons moments et susciter certains sourires, certains moments de bonheur.



Nous suivons ici une famille composée de Phoenix, son frère César, la maman Marianne et la grand-mère Sandra. Le père, Charlie, est décédé il y a troisans dans un accident de la route en Colombie, lors d'un voyage professionnel.


Phénix donne des cours de piano dans le centre aéré où vit sa grand-mère, deux fois par semaine. Une femme qui lui a donné le goût du café.


Depuis le décès de son père, Phoenix n'a plus mis ses doigts sur un clavier, c'était lui qui lui avait transmis son amour pour les notes. Elle conseille, mais ne joue jamais, c'est impossible. Aujourd'hui, étudiante en SVT, elle se demande bien à quoi va ressembler son avenir.


Un jour, elle fait une promesse à sa grand-mère et retrouve un objet qui renferme des mystères. Et si son père n'était pas mort dans un accident de voiture ? Et si un scandale éclatait ?


C'est la première fois que je lis un roman dont l'un des thèmes principaux est autour de l'impact des pesticides sur notre environnement. C'est fluide, bien ficelé (parfois trop rapide ou évident) et terriblement efficace. Un récit à lire pour les beaux jours !


« C'est trop douloureux de penser à lui désormais. Alors j'évite, le plus possible. Je prétends avoir oublié. Je dissimule. J'enfouis celle que j'étais, celle que je désirais être, sous des couches d'autres versions possibles de moi-même.

Au fond, depuis que le piano et mon père m'ont abandonnée, je ne sais plus qui je suis vraiment. »