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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Les dix-sept valises », Isabelle Bary, 2018.

À l’heure où toutes les femmes « balancent leur porc », Mathilde Lambert, journaliste, s’engage à écrire un dossier sur les hommes qui ne sont justement pas des porcs pour le magazine Belge pour lequel elle travaille, Perspectives. Aborder un autre angle.


Alicia Zitoubi, son amie, est une grande cheffe marocaine en vogue a beaucoup de mal avec le succès et la notoriété. Elle l’a rencontrée pour la première fois durant cette enquête menée à propos des hommes. Elle sirotait un coca.


Alicia, par sa simple présence apaise son amie Mathilde. Mais lorsqu'elle disparaît, après avoir eu un succès fou, Mathilde décide de lui rendre hommage. D'écrire Alicia en racontant son parcours, son histoire avant qu'elle ne se noie dans la mer.


Pour l'écrire, elle s'installe à Essaouira. Alicia elle en a vécu des choses : la violence, le déshonneur, la pauvreté, les difficultés scolaires, entre autres. Mais elle restait positive, cherchait la lumière, l'espoir et est devenue cette prodige de la cuisine.


Petit à petit, en écrivant, Mathilde trouvera les réponses à ses questions. Ce qui importe, ce n'est pas que la vie qu'on a reçue mais la manière dont on la vit.


Un bon roman feel-good rempli d'espoir. Un style d'écriture simple, sans exagération, fluide et qui fait qu'on rentre assez rapidement dans l'histoire. Une histoire difficile mais ô combien positive, solaire, qui donne envie d'y croire.

On découvre un peu plus la culture marocaine, on s'attache à Mathilde et Alicia. Après avoir lu ce roman, vous verrez la vie peut-être un brin différemment.


« Elle avait l'air serein, elle me souriait en continu, toujours avec les yeux. Des yeux d'encre d'où jaillissaient un pétillement qui purifiait tout, des grandes afflictions de sa vie à ce succès qui lui faisait mal. Elle voulait juste cuisiner, Alicia, pas être star. »