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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Le malheur du bas », Inès Bayard, 2018.

Plus qu'un malheur, un drame, une catastrophe, le genre de chose qui chamboule la vie d'une femme, la vie de beaucoup de femmes qui en sont victimes. Marie est mariée à Laurent avec qui elle veut un enfant.

Survient cet acte effroyable. Marie est victime de violences sexuelles de la part de son patron. Incapable de se défendre, de fuir, dans sa voiture à lui. Le destin de cette jeune femme bascule en une soirée. Sa seule défense ? Le silence. Oui, elle a honte.

Quelques jours plus tard, son homme lui fait l'amour, elle tente de lui faire plaisir, avec beaucoup de mal, la douleur en mémoire. Test de grossesse. Marie est enceinte, il s'appellera Thomas. Et si cet enfant était de son violeur ? Si seulement elle pouvait l'étouffer, le tuer, ne plus jamais en entendre parler. Porter l'enfant de Laurent, c'était son seul souhait.

Un livre percutant par son sujet, que par son écriture. Bien que je l'ai lu longtemps après "Je me suis tue" de Mathieu Menegaux, je ne peux m'empêcher de voir ce livre comme une autre version de cette histoire, à quelques choses près. Énormément de similitudes mais loin d'être un plagiat. Dommage pour cela, je n'ai pu m'empêcher d'y penser d'autant plus que ce livre m'avait bouleversé.

Sinon, il m'a pris aux tripes, il m'a dérangé, il était trop cru parfois, je le reconnais. À tel point que je me demande si c'est un livre que l'on peut "aimer". On voudrait surtout que ça n'arrive pas, que ça n'arrive plus.

« Il ment, comme sa femme. Le mensonge pour se défendre, pour ne pas exciter les gens, pour les rendre plus maniables, plus flexibles, pour atteindre la sérénité douce et paisible, le temps d’avoir le courage un jour de tout révéler. »