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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Lanny », Max Porter, 2019.

Un récit étrange, à l'atmosphère pesante, parfois spécial mais si original. Une ode à l'enfance, à l'imagination, où le fantastique côtoie la réalité.



Lanny vit avec ses parents dans un village pas très loin de la capitale anglaise. Sa mère écrit des romans policiers, son père prend le train chaque jour pour travailler à Londres.


Tous deux réalisent que leur enfant est différent des autres. Dans sa bulle, rêveur, dans ses pensées. Des voix et paroles hors du commun, étranges, qui étonnent.


Dans ce village, on rencontre Pete, un personnage atypique que les habitants appellent le dingue. Pete conserve des squelettes d'animaux et parle des notions d'art à Lanny dans son atelier.


Mais la figure emblématique du village est le Père Lathrée Morte, créature sans âge, qui se nourrit à l'aide des mots des habitants. Il observe les villageois et en particulier Lanny. Jusqu'au jour où un événement vient semer le trouble.


Je ne sais pas si j'ai aimé ou non. Davantage un roman d'ambiance que dans l'action, Lanny est un roman tellement spécial. Un moment de lecture intense, en dehors des chemins déjà parcourus.


« Il est tellement gêné qu'il se recroqueville sur lui-même. Sa grâce de haricot cède la place à un malaise gargouillant et l'idée me traverse qu'il est simplement en train de grandir, qu'il sort de sa chrysalide. Je n'arrive pas à imaginer Lanny adolescent. »