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  • François

CHRONIQUE 📝 - « La vie sauvage », Thomas Gunzig, 2017.

Je connaissais Thomas Gunzig depuis quelques années déjà. Lors d'un festival littéraire durant mes études, il nous avait raconté une histoire de gambas. Plus tard, j'ai lu « Manuel de survie à l'usage des incapables » que j'avais beaucoup aimé. Un soir, en librairie, Adeline Dieudonné m'a vivement recommandé celui-ci. Elle a eu raison, ça allait me plaire.


C'est l'histoire d'un enfant, Charles, survivant d'un crash d'avion qui découvre la civilisation. Un crash d'avion qui a provoqué la disparition de 320 personnes. Un enfant qui grandit en plein cœur de la jungle africaine. Oubliez Mowgli et Tarzan.

Le jour de son seizième anniversaire, Charles est retrouvé par hasard là où il a vécu son enfance, dans la jungle. Il sera ramené à sa famille, au sein d'une ville belge et fera la connaissance de son oncle, sa tante et ses cousins, une famille assez banale en soi.

Tous veulent offrir et donner à Charles la meilleure éducation possible, le ramener à l'essence de cette humanité. Mais rien ne convient à Charles, qui devient de plus en plus violent.

Plus qu'un roman sur la quête de soi, ce roman de Thomas Gunzig est une critique de notre monde moderne et de son absurdité. Une écriture directe, un langage proche du parlé, une multitude de métaphores pour un récit des plus authentiques. « J'ai toujours été idéaliste, j'ai cru pendant longtemps que des relations de confiance pouvaient exister entre les gens, mais il y a toujours un moment où les masques tombent, où il y a une trahison, puis une déception. »