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  • François

CHRONIQUE 📝 - « La purge », Arthur Nesdnidal, 2018.

Premier roman. Une critique. Des dénonciations de l'académisme et de l'élitisme français.

Ce livre raconte le quotidien des étudiants en classes préparatoires en vue de décrocher le graal. Rentrer dans une grande école, ayant une certaine renommée. Ambiance stressante, remplie d'angoisse. On ne vit plus, on ne dort plus, on s'arrête de manger, on essaye de dormir.

Ici, différents portraits de professeurs, de leur comportement ingrat, d'étudiants, sont mis en avant. La Purge, c'est une véritable satire d'un enseignement qui va à l'encontre du bon sens. Le formatage des cerveaux, le travail acharné, l'humiliation. Et si c'était ça, les classes de prépa ?

Ce premier roman a reçu très peu de critiques positives. Ce que les lecteurs pointent généralement du doigt ? Ce style d'écriture principalement lourd, trop littéraire, trop tout.

C'est ce que je pointerai de négatif également. On a tendance à s'égarer au fil de la lecture. Ce style d’écriture ne serait-il pas travaillé par rapport à cet élitisme décrié ? Je ne sais pas.

À contrario, ce style d'écriture m'impressionne terriblement pour un auteur du même âge que moi.

Cette écriture, elle rend le livre inaccessible au plus grand monde, en tout cas d'après moi. Ce que me promettait la quatrième de couverture n'a pas vraiment tenu ses dires, et j'ai trouvé cela très dommage. Néanmoins, ce roman reste un texte intéressant, durant lequel il faut s'accorder quelques pauses, je crois.

Je recommande pour les personnes qui aiment les styles très travaillés, l'écriture soutenue. Un livre qui ne peut se lire dans le métro.

« Peu de choses amusaient encore le vieux vampire ; après tout, son errance pouvait être lassante. Nous rendre nos devoirs en se moquant de nous, briser nos rêves d’enfant en donnant des lectures perverses de nos comptines, humilier ses élèves de toutes les façons, cela allait de soi. »