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  • François

CHRONIQUE 📝 - « La loi du rêveur », Daniel Pennac, 2020.

Je me souviens rarement de mes rêves.


Une ampoule qui éclate, des torrents de miel dans la ville. Une lumière morte. Un agent, des voitures qui se rentrent les unes dans les autres. Le point de départ d’un rêve. Récit autobiographique ? Autobiographie inventée ? Comment déceler le vrai du faux ? Le choix est laissé au lecteur. Embarquez dans cette belle ballade entre onirisme et réalisme.



Dans le Vercors. Quand il sera grand, il sera écrivain. Il a des rêves géniaux. Personne ne lui arrive à la cheville en matière de rêves. Il faut les écrire quand ils surviennent. Comme Fellini, l’incroyable cinéaste italien.


Son meilleur ami, Louis, sera quant à lui personnage. Ils sont en route avec les parents du narrateur pour une randonnée. Blagueur, lucide, coriace, curieux et j’en passe, il est l’ami idéal. À côté de lui, Louis a la sensation de ne pas savoir rêver.


C’est ce qu’il s’est passé. Il a écrit des pièces de théâtre, des romans, des bandes dessinées, des scénarios, raconté toutes sortes d’histoires. Et Louis fut le personnage d’une série de nouvelles sur leur adolescence commune.


Sait-on quand commence un rêve ? Quelle place prennent-ils dans nos vies ? Quel est le pouvoir de l’imagination ?


Véritable enchantement, ce récit aborde les souvenirs d’enfance, ceux de l’adolescence et évoque la vie. Il y a de l’imaginaire, de l’amitié, ce qui se dit dans nos chambres d’enfants, un bel hommage à Fellini. Daniel Pennac, vous m’avez fait rêver !


« Alice, n’envoie pas la musique trop tôt. Laisse vivre le dessin. Que le public entende bien le crissement des feutres sur le papier, que ça leur rappelle les dessins de leur enfance, et ensuite seulement la musique. Et tu la baisses dès que Fellini se met à parler. La voix doit prendre très naturellement le relais des instruments, il faut que le passage de la musique à la voix soit plus organique. »