Rechercher
  • François

CHRONIQUE 📝 - « L'ombre portée », Bernard Tirtiaux, 2019.

Un récit autobiographique des plus touchants. Un endroit, deux personnages. Martinrou, Hainaut, Belgique, la demeure familiale. Bernard lui-même et sa grand-mère Hermine que l'on découvre grâce aux lettres de son petit-fils. Il ne l'a pas connue.

Bernard Tirtiaux enchante avec ses mots, mais aussi avec ses mains. Sculpteur, maître dans l'art du vitrail, il nous parle de son métier. Après avoir racheté la demeure familiale en ruines, il lui redonne vie en y disposant son atelier. Mais pas que. Bernard redonne vie à ce lieu comme endroit accueillant l'Art à bras ouverts, accessible à tous et toujours en activité aujourd'hui. Car l'art et la culture permet de changer le monde. Ce domaine à nouveau vivant, il va à la recherche de la vérité à propos de sa grand-mère et des circonstances de son décès. Une dame qui s'est démenée pour les orphelins de guerre. Je ne connaissais pas cet écrivain belge au talent indéniable. Un récit rempli d'émotions, poétique, qui rend hommage à une grand-mère peu ordinaire. « Du mortier et des pierres pour assurer les fondations, du verre pour pénétrer du regard la matière, des mots, enfin, pour sortir des limbes ces enfants de personne arrachés à votre cœur par la voie du sang. »