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  • François

CHRONIQUE 📝 - « L’homme qui voyait à travers les visages », Eric-Emmanuel Schmitt, 2016.

Le roman commence par un attentat à Charleroi, ville belge où plusieurs attentats vont se succéder. Une bombe a explosé à la sortie d’une église, après la messe.

Augustin, personnage principal de l’histoire, se trouve pris au milieu du chaos, des hurlements, de l’apocalypse. Et si il avait tout vu ? Augustin possède un don : il voit à travers les visages et voit autour de chaque être humain - sur leurs épaules - des personnes minuscules y compris autour d’Eric-Emmanuel Schmitt ! Ces personnes, ce sont les morts de chacun. Question primordiale: est-il un fou ? Un sage qui décèle la folie des autres ? Réflexions et questions. Voilà ce qui ressort de ce roman d’Eric-Emmanuel Schmitt très en lien avec l’actualité. C’est sans doute le meilleur de l’auteur d’après moi, et jusqu’à présent. Ce livre, que j’ai trouvé très original, en marge entre le roman philosophique et le roman à suspense, propose une grande réflexion sur Dieu et les religions en général. Au nom de quoi/de qui peut-on tuer des êtres innocents ? C’est LA question qui reste. « Ne fais pas quelque chose pour le finir, fais-le pour le faire. Les hommes crèvent d’occuper le futur, jamais le présent. Ils se préparent à vivre, ils ne se réjouissent pas de vivre. »