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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Je voudrais que la nuit me prenne », Isabelle Desesquelles, 2019.

Un titre poétique, une histoire magnifique. C'est la toute première fois que je découvre l'écriture d'Isabelle Desesquelles à travers ce tendre roman rempli de mots doux et d'amour. Un roman qui prend aux tripes, bien écrit, captivant et difficile à mettre de côté dans lequel la douleur prend toute sa place.

Clémence est une petite fille de 8 ans. C'est elle qui s'adresse aux lecteurs et qui nous raconte son enfance durant laquelle elle est sans cesse comblée et choyée de la part de ses parents.

Sa mère adore la musique et souris à la vie. Son père est son instituteur. Des parents excentriques, originaux, doux et très amoureux. Tout va très bien dans cette famille où l'amour règne en maître mot, jusqu'au jour où... 😲

De manière assez brutale, l'innocence de cette gamine se remplit de noir. Sa voix n'est plus la même. L'atmosphère est pesante. Il est arrivé quelque chose à Clémence et ses souvenirs la condamnent. Que lui est-il arrivé ?

Une fin inattendue, un dénouement fatal qu'on ne voit pas venir durant ne serait-ce qu'une seconde.

« J'ai encore besoin parfois de les appeler papa et maman. Si votre enfance n'est pas un jeu de massacre aucun mot ne vous fait plus de bien. Je les ai tant et tant de fois dit sans réfléchir ces deux petits mots-là, sans mesurer la chance de pouvoir les dire. Certains ne le diront jamais, certaines d'un coup ne le pourrons plus. Le malheur tout nu, et toi tu as six, huit ans, tu comprends ce que nul enfant ne devrait comprendre, que tu ne le reverra jamais ta maman et qu'un mot un seul peut t'écorcher vive parce qu'il ne passera plus tes lèvres et tu ne sortiras plus de toi.. »