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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Félix et la source invisible », Éric-Emmanuel Schmitt, 2019.

« Tu ne remarques pas que ta mère est morte ? » Félix a douze ans. Il vit avec sa mère, Fatou, à Belleville, un quartier populaire de Paris. Cette dernière est sénégalaise et est la propriétaire d'un petit bistrot convivial et coloré appelé Boulot. Perspicace, non ?

Ce gamin est désespéré face à la dépression de sa mère. Elle n'entend plus, son regard est vide, sa peau change de couleur, elle est égoïste, elle ne parle pas. Avec son oncle, Bamba, il va vouloir ressusciter sa mère, et tous les moyens sont bons.

Fatou, elle était joyeuse, prise d'une folie permanente. Certains clients du café sont devenus la famille de Félix. Entre autres : Madame Simone, la travesti, Robert Larousse, un petit monsieur muni d'un énorme dictionnaire et Sophronidès, le philosophe.

Ce livre est le huitième livre du Cycle d'invisibilité de l'auteur qui regroupe plusieurs récits indépendants les uns des autres dont le sujet primordial est la quête du sens.

Une jolie histoire écrite tel un conte avec des personnages hauts en couleur, au cours de laquelle l'odeur de l'Afrique se mêle à celles de la capitale française. Une courte histoire où les non-dits sont présents et au cœur de laquelle l'espoir reste entier des premiers mots aux derniers.

« Ce soir-là, on m’avait retiré mon bonheur d’aujourd’hui, mon bonheur de demain, on m’avait retiré ma mère. »