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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Douce », Sylvia Rozelier, 2018.

Je suis tombé sous le charme. Elle était sa douce, il était son loup. Un grand méchant loup. Leur histoire a duré huit ans. Peut-être plus, peut-être moins.

L'habit ne fait pas le moine.

Ils se sont rencontrés à la gare, une rencontre inattendue, improbable. Elle portait un jean blanc, une blouse en coton léger. À l'instant où le train est entré en gare, elle n'avait pas remarqué qu'il était beau, il ne l'intéressait guère.

Et pourtant... la passion s'installe. Une histoire magique, magnifique, belle, resplendissante. L'amour absolu, c'est ce qu'elle croit.

Puis s'immiscent mensonges, absences et manipulation. Malgré tout, Douce veut y croire quitte à tout accepter venant de lui, y compris l'humiliation.

Douce, c'est l'histoire d'amour de deux êtres qui s'aiment de manière différentes. L'histoire d'une rencontre destructrice. Une femme délicate, que l'on a envie de chérir. Un homme odieux, qu'on a envie de buter.

À lire si on vous a déjà dit : « Mais pourquoi tu ne le quittes pas, ce bâtard ? »

« Ramenée par le ressac de la vie à cette vérité, au point de meurtrissure, de rouille. Ma peine n’était pas neuve, non. L’est-elle jamais ? Elle me venait de loin, d’une mémoire antérieure, ancestrale et collective. Un chancre. J’avais tellement craint d’être victime à mon tour que je l’étais devenue plus que de raison, refusant de l’admettre et d’agir. J’étais une femme qui ne s’arrachait pas à l’homme qui l’avait meurtrie, ni n’arrivait à lui pardonner, une femme qui se complaisait dans son propre malheur, s’y installait comme y trouvant une deuxième peau, peut-être même une justification. »