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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Des mirages plein les poches », Gilles Marchand, 2018.

Il me semble que Gilles Marchand est un auteur que beaucoup de gens adorent, pour moi, c'était une découverte. Une belle découverte.


S'accrocher à son rêve, jusqu'à y parvenir, c'est le but final de chaque héros de cet ouvrage. Un fil qui se découd d'un pull, un homme qui vagabonde au coeur d'une brocante, un fidèle de guitares et de femmes, une jeune fille qui parvient à acheter un violon à la place d'une guitare.


Un jeune homme convaincu de devoir faire l'amour avec un slip, un homme qui comprend qu'en prenant deux demi-truites au restaurant il aura plus de quantité à manger qu'une entière.


Un bateau qui coule. Un homme qui fut Robin des bois, Spartacus, un Indien et qui pouvait faire le cri de Tarzan. De belles rencontres, des rencontres poétiques.


Ce recueil réunit quatorze nouvelles écrites durant six années qui ont été publiées dans diverses revues ou chez différents éditeurs. Un titre qui colle parfaitement à l'ambiance de ce recueil, tantôt absurde, tantôt drôle, tantôt mélancolique, tantôt cocasse.


Une belle plume, une fluidité sans nom. Gilles Marchand va au fond de ses poches et y trouve des moments suspendus pour les dévoiler. Quitte à faire resurgir certains de mes souvenirs. Un génie des mots, que je continuerais de lire.


« Je pensais que le monde se divisait en deux catégories : ceux qui traient leur linge avant de faire la lessive et les autres. Je me suis trompé : en fait, la différence est entre ceux qui sont dans les réalités de la vie et ceux qui sont en dehors. Ceux qui sont dans deuxième catégorie y sont enfermés à jamais, ils peuvent lutter pour faire bonnes mesure mais seront toujours démasqués. »