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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Cette fois, je ne t'attendrai pas », Christian Astolfi, 2018.

Un court livre où la compassion est de mise. Ce livre, je ne l'ai vu nulle part. Je l'ai juste aperçu en librairie de seconde main, je l'ai directement acheté en lisant la quatrième de couverture.

Un roman qui commence par une faute grammaticale. J’ai tombé. Mamy, fais attention à tes auxiliaires, ton petit-fils est un littéraire !

Marguerite a chuté. Allongée sur le carrelage froid de la cuisine, un œil borgne, la bouche tordue, les lèvres imprimées sur le sol. Elle est certaine que sa jambe est brisée tellement elle a mal. Ses jambes, elles ne la portaient plus depuis des mois. À chaque fois qu’elle se déplaçait, elle devait se maintenir aux murs, aux meubles pour parvenir là où elle désirait aller.

Après cette chute, elle se retrouve à l'hôpital. Elle n’a plus la notion du temps. Elle voit très peu les couleurs du ciel. Prête à se faire opérer, un filet sur la chevelure, une grande chemise blanche à motifs bleus. Convaincue qu’elle ne remarchera plus.

Le lecteur est plongé dans un double dialogue : celui avec son corps, et celui avec son fils unique. C'est à cet instant que des choses enfouies, cachées reviennent à la surface.

Un très beau roman d'un auteur que je ne connaissais pas. Comme quoi, aller en librairies sans but précis peu parfois réserver de belles surprises. Un livre touchant, qui mérite d'être lu par le plus grand nombre. Un livre qui se lit d'une traite, que je conseille. Surtout si votre grand-mère fait elle aussi des erreurs de langage monstrueuses.

« Il y a des choses, vois-tu, qui sont inséparables de soi. Des mots, des gestes, des attitudes qui vous constituent. Ils sont comme une malformation sur un visage. Il faut savoir les accepter sans détourner le regard. »