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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Celle qui pleurait sous l'eau », Niko Tackian, 2020.

Les filles pleurent trop ? Mais allez vous faire voir. Rendez-vous avec un livre noir, ce que je n'aime pas habituellement. Une attachée de presse m'en dit deux mots, me l'envoie, la couverture m'interpelle. Je me lance. Je le termine, conquis, l'envie d'en défoncer plus d'un.



Un matin, Clara est retrouvée dans le bassin d'unepiscine parisienne, morte, sous une lune. Un suicide est plus que probable. Pourquoi cette jeune fille pétillante, solaire et aimant la vie se serait-elle donnée la mort ?


Tomar Khan, le commandant kurde créé par Niko Tackian, est en charge de cette enquête pour le moins étrange. C'est surtout sa coéquipière Rhonda qui aura certains pressentiments...


Un homme qui parle pour les femmes. Dans ce roman, l'auteur laisse toute la place à leur parole. À ces violences injustifiées, mentales ou physiques, ces moments impardonnables. De l'action, de l'obstination.


« À mesure qu’il progressait, la forme se précisa. C’était une femme en maillot de bain une pièce. Elle se trouvait sur le dos, les bras écartés, le visage tourné vers la lune. Sa peau semblait terriblement blanche et ses cheveux noirs formaient une large corolle autour d’elle. José porta une main à sa bouche pour étouffer un cri de terreur. »