Rechercher
  • François

CHRONIQUE 📝 - « Cavale ça veut dire s'échapper », Cali, 2019.

Il y a quelques années, j'ai découvert Cali que je connaissais déjà grâce, entre autres, à son tube « Elle m'a dit » à un festival de musiques. Ce fut une révélation. C'est le cas avec ce deuxième roman avec lequel j'ai passé un agréable moment.


Bruno a 16 ans. Cet âge entre l'enfance et l'adolescence. Ce moment où la vie tient à peu de choses. Je me sentais si puissant moi le jour de mes 16 ans. On le retrouve avec sa bande d'amis avec lesquels il grandit, se pose des questions, se découvre, apprend à apprivoiser son corps, et essaye de se connaître. C'est aussi l'instant des premières fois.

Mais Bruno ne veut peut-être pas, ou n'est sûrement pas prêt à devenir un homme. Il ne l'a pas commandé ni demandé. Avec sa bande, il décide de monter un groupe et ensemble, ils cherchent un nom de scène qui fera son effet. Le tout pour transmettre une musique puissante, troublante, libératrice.

Dans sa vie, il y a aussi Fabienne, convaincu qu'elle est l'amour de sa vie. L'amour avec un grand A, taille 72. Celui qu'on rêve tous d'avoir un jour. Mais rien ne va se passer comme il l'avait espéré. Si il y a bien une chose que j'ai appris c'est que dans le vie, on ne fait pas de mauvais coups à ses amis. Et tout... peut très vite s'écrouler.

Cali, you rock. Une écriture très orale pour un rythme intense qui fonctionne avec moi. Quand on lit ce deuxième roman de Cali, on entend les Clash et U2, entre punk et riffs de guitares. On veut danser, se défouler, aller sur la piste. Un très beau roman que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire.

« La déchirure c'est quand on tient un morceau de la photo dans chacune des mains. C'est jamais bien quand on essaie de la recoller. Il est beau ce mot déchirure. »