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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Bord de mer », Véronique Olmi, 2003.

Ce roman de Véronique Olmi raconte l’histoire d’une maman qui part en car dans un hôtel miteux en bord de mer pour une excursion avec ses enfants. Un hôtel déprimant au possible. Aussi triste que cette maman totalement déséquilibrée.


Cet hôtel est situé dans un endroit où il pleut tout le temps, où il fait toujours gris, toujours froid. Qu'est-ce qu'on voit derrière cette pluie ? Un voyage qui s'annonce dans le chaos total dès les premiers instants.

Stan et Kevin, ce sont les prénoms de ses enfants. Ils ont respectivement 9 et 5 ans. Elle n’était jamais partie en vacances avec eux auparavant, partie de leur ville tout court.

Pourquoi un hôtel miteux ? Parce qu'elle n’a pas forcément les moyens. 52 francs, 35 centimes voilà ce qu’elle détient pour faire plaisir à ses fils. Frustration. Serait-elle une mauvaise mère ?

Ce qu’elle veut surtout, pour ces fils, magnifiques, qu’elle aime tant c’est leur faire découvrir la mer.

C'est un beau roman, pas une belle histoire. Ce récit appuie là où il faut pour faire mal. C'est réussi.

La fin est bouleversante, tragique, on veut hurler. L'écriture de Véronique est belle, saccadée et rapide. J'aime. Je déconseille ce livre quand votre moral est à zéro. Ce qui s'annonçait comme un séjour de joie, une fête foraine, un feu d'artifice s'est transformé en tristesse effroyable. À lire !

« J'avais hâte que les mômes se mettent au lit et qu'on arrive, l'air de rien, au lendemain matin, comme font les autres, ceux qui se couchent le soir parce qu'il sont fatigués, parce qu'ils ont su remplir leur journée heure par heure et qui se lèvent le matin parce que c'est normal. »