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  • François

CHRONIQUE 📝 - « Bluebird », Geneviève Damas, 2019.

« C’est bizarre l’amour, comme ça vous tombe dessus. On sort de chez soi, un jour, on ne pense à rien, on croit que c’est loin, ça ne vous intéresse même pas, on le dit à Victoire, on hausse les épaules, et puis on croise quelqu’un, on ne sait pas que ça va être lui. »


Tom, un Australien de passage en Belgique lui a donné le surnom de Bluebird. C'est lorsqu'elle avait à peine seize ans qu'elle découvrait les prémices de l'amour dans ses bras.


A cet âge-là, parfois, on ne fait pas trop attention. Pas de pilule contraceptive. L'amour se fera, corps à corps, en totale ignorance.


Plusieurs mois après, Juliette est prise de douleurs intenses aux ventre. Elle croit à une crise d'appendicite. Mais non. Rendez-vous aux urgences où on lui annoncera qu'elle attend la vie. Sa mère ne l'accepte pas et Juliette décide de partir vivre chez sa grand-mère.


Mais qu'adviendra-t-il de cet enfant ? Juliette le gardera-t-elle ? Sera-t-il confié à l'adoption ?


Ce roman est une longue lettre à son enfant, celui qu'elle porte, celui qu'elle ne savait pas, celui qu'elle doit prénommer, celui qu'elle doit connaître. Elle lui raconte tout, de l'histoire de sa famille à sa vie d'adolescente.


Un magnifique roman qui se lit en apnée. Geneviève Damas parvient à faire en sorte qu'une adolescente nous parle à cœur ouvert. Les mots sont magnifiquement bien choisis, les sentiments sont forts et bien dosés. Une découverte belge incroyablement belle pour moi.