Rechercher
  • François

CHRONIQUE 📝 - « Appelle moi par ton nom », André Aciman, 2019.

Ce livre n'est pas un livre d'amour. Non, je ne suis pas d'accord avec pas mal d'entre vous. Quand on parle d'un livre partout, souvent en bien, on s'attend à quelque chose de fort, d'intense, et on espère juste que celui-ci va nous plaire quand on le lira. C’est un danger, une pression.


Je ressors de cette lecture avec un avis très mitigé, à la fois embarrassé et déçu. Je sais que ce livre a marqué énormément de personnes, ce n'est pas mon cas. Et pourtant je regarderai le film adapté et lirai la suite de ce roman.

Elio est un jeune italien qui vient de fêter son seizième anniversaire. Son père est un professeur de renom. Chaque année, la maison familiale accueille un écrivain différent afin de lui permettre de passer six semaines au soleil, pour s'inspirer, au cœur d’un cadre idyllique.

Cette année, c'est Oliver, 25 ans, américain, qui descend du taxi. Une chemise bouffante, un bel homme. Très vite, Elio sera attiré par cet écrivain, qu'il essayera malgré tout de fuir jusqu'au jour où un jeu du chat et de la souris s'opérera. Une remise en question va alors s'opérer. Le désir naître. Des corps qui se rencontreront. Et le temps des adieux viendra.

André Aciman possède un talent incroyable pour raconter le désir, au-delà de la passion, au-dessus de l'amour. Le véritable désir. Cette soif de jouissance. Entre moments plaisants et malaisants [et pourtant, je suis quelqu'un de très ouvert sur certains sujets], je me suis parfois ennuyé par certaines longueurs. Ce livre reste néanmoins un très beau livre, qui ne m'a juste pas totalement captivé. À plus !

« Je devais apprendre à l’éviter, trancher chaque lien, un à un, comme le font les neurochirurgiens quand ils séparent un neurone d’un autre, un désir tourmenté d’un autre ; cesser d’aller dans le jardin, cesser d’épier, cesser d’aller en ville le soir, me sevrer un peu plus chaque jour, comme un drogué – une seconde, une minute, une heure, un jour infesté de sentimentalité après l’autre. C’était possible. Je savais qu’il n’y avait pas d’avenir là-dedans.»