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  • François

ÉNORME COUP DE CŒUR - « Et toujours les Forêts », Sandrine Collette, 2020.

Du bien sur Sandrine Collette, j'en avais entendu beaucoup. Il y a quelques semaines, je voyais ce roman un peu partout, l'envie de foncer, comme si je savais que ça allait me plaire. J'étais loin de me dire qu'il allait me faire cet effet-là. Surtout quand on parle de science-fiction et de dystopie. Que feriez-vous face à la fin du monde ?

Ce roman, il peut sembler un peu gros, on ose pas trop y aller. Et puis on y va, on ne le lâche plus, c'est votre compagnon d'un jour. De quelques heures. Tellement c'est (super) bon. File, merde. Les derniers mots de sa mère. Corentin est un enfant traîné de foyer en foyer. Sa mère ne le veut pas. C'est finalement auprès de la vieille Augustine, 76 ans, au cœur d'un hameau en pleine forêt qu'il restera. Corentin grandit et part faire ses études en ville, la Grande Ville. Il y fait la rencontre de jeunes de son âge et s'amuse. Depuis le fond d'un tunnel, ils assistent à un tremblement de Terre et à la descente d'un soleil qui brûlera tout sur son passage. L'apocalypse. Adieu le vert et la lumière, bonjour la roche, les cendres, le noir, le marron, les larmes. Corentin décide de partir sur la route pour retrouver Augustine. A-t-elle survécu ? Qui croisera-t-il sur sa route ? Des survivants ? Comment survivre dans un monde vide de sens, en silence ? Un roman profondément noir, angoissant, oppressant, mais tellement réaliste et impensable à la fois. Des phrases courtes, quelques mots. Du vif. J'ai éprouvé une certaine fascination face à cette lutte, face à ce chemin solitaire, à ce courage et cette détermination remplie d'espoir. Et ce final grandiose... nous en parlerons ! Un roman qui marque au fer rouge. « Peut-être était-ce la vie qui les effrayait, quand il faudrait la prendre à bras-le-corps puisque les études se terminaient, quand ils sentaient qu'une époque finissait lentement, et ce n'était pas seulement une époque - une vie, un monde. »